Celui de nous engager résolument dans le soutien des chrétiens de Terre Sainte. Nous les aidons depuis longtemps, mais nous devions attendre le bon moment pour intensifier notre aide face à la crise actuelle.
Historiquement les chrétiens sont d’origine palestinienne, même si aujourd’hui il y a de nombreux chrétiens d’origines diverses venus travailler en Israël. L’histoire des chrétiens palestiniens est l’histoire du peuple palestinien, une histoire bouleversée en 1948, marquée par de nombreux conflits, par l’exode de nombreux réfugiés, par une absence de perspective, puisqu’aucun avenir ne leur a été proposé à ce jour.
Surgit alors le drame du 7 octobre, qui replace brutalement le peuple d’Israël devant des situations datant de la dernière guerre mondiale, celles-là même que l’on voulait ne plus revoir en créant l’Etat d’Israël. Une attaque terroriste et criminelle, avec une prise massive et inacceptable d’otages. Nous l’avons condamnée dés le soir du 7 octobre. Nous avons été conscients de l’horreur que cela représentait pour les failles israéliennes, mais aussi de l’impasse dans laquelle on conduisait les palestiniens de Gaza et d’ailleurs. La réplique terrible de l’armée israélienne ne s’est pas faite attendre, une explosion de colère contre le Hamas mais peu de perspectives politiques à moyen terme : après neuf mois de guerre, au moment d’écrire ces lignes, de nombreux otage ne sont pas libérés, et le Hamas existe toujours, mais la bande de Gaza est largement détruite, des dizaines de milliers de morts, plus de cent mille blessés, des maisons, des villes détruites, la haine de part et d’autre. Il nous a semblé ; à tort puis à raison, que toute parole serait incomprise, que toute action était impossible. Et il nous semble que ce temps est révolu.
Il appartient aux chrétiens locaux de déterminer eux-mêmes, en Eglise, avec leurs pasteurs, le contour de leur mission aujourd’hui. Il nous appartient de leur dire qu’ils ne sont pas seuls. L’Eglise ne pourra jamais être absente de Terre Sainte, car cette terre ne peut être un musée mais celle d’une Eglise vivante, forte de sa foi dans sa fragilité humaine imposée par les circonstances des temps présents. Nous devons soutenir leurs lieux de prière et de mémoire, d’accueil et de rencontre, leurs écoles et leurs hôpitaux. Nous devons leur donner les moyens de l’approfondissement de la foi, la possibilité d’être artisan de paix dans un lieu où la haine croit triompher, d’être une lueur d’espérance pour tous les découragés, une consolation pour tous les affligés : bref de vivre les béatitudes au milieu de deux peuples qui souffrent et qui ont peur.
Ce faisant ils donneront un témoignage à toute l’Eglise Universelle : le Christ est vivant ; Il est ressuscité.
Grâce à elle, la maternité Saint-Joseph à Jérusalem-Est ouverte en 2015 est le seul endroit où des Palestiniens aident et accueillent des Israéliens juifs. Au cœur des conflits, la douleur est une expérience universelle.
Sa paroisse est devenue un refuge pour les chrétiens : environ 700 personnes sont venues demander de l’aide depuis le 7 octobre.
Cette institution qui prend en charge des nouveau-nés abandonnés dans les territoires palestiniens depuis 1886 est unique. Les bombardements d’octobre ont cependant enfermé la crèche sur elle-même.
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